Histoire et patrimoine


Département du Cher.
Superficie 2127 hectares (21.27 km2)
Altitude 161 > 199 mètres.
265 habitants .
Les citoyens d’Osmery sont nommés les Ulméraciens et les Ulméraciennes.

Osmery est un village étiré à flanc de vallée aux portes de la champagne Berrichonne, bordé par des champs de céréales à perte de vue et des bâtiments de ferme isolés.

(extrait de l’inventaire général des monuments Canton  de Dun sur Auron : Annie Chazelle)

Vue aérienne d’Osmery

L’origine gallo-romaine du bourg est confirmée par les nombreuses traces que recèle le sol de la commune : « Chaussée de César » dont le tracé suit exactement les limites communales au sud, aqueduc de Traslay qui alimentait Bourges en eau potable et importants trésors monétaires du premier siècle de notre ère. Tous les sites gallo-romains repérés sont habités à l’époque médiévale : permanence donc de l’habitat qui, bien que dispersé, est plus dense aux abords des trois vallées qui entaillent le plateau calcaire.

En cliquant sur une des photos des diaporamas suivants, vous pourrez l’agrandir et aussi gérer manuellement le défilement grâce aux deux  flèches  positionnées de chaque  côté de la photo.

Le Bourg est attesté en 1166, il fut le siège d’une préceptorerie de templiers au XIIIe siècle. De sa relative importance passée, il ne reste que peu de vestiges : sur quatre -vingt-onze habitations, dix neuf seulement sont antérieures au XIXe siècle, mais ce village à vocation essentiellement agricole, a néanmoins conservé l’empreinte de son organisation ancienne : ilots rayonnants autour de l’église et séparés par des espaces cultivés. Cette dispersion de l’habitat s’est atténuée au XIXe siècle par la construction, le long des axes routiers, de nombreuses maisons.

Voici quelques photos de La Commanderie située rue des Templiers.

L’église Saint-Julien

Elle est une des rares églises romanes du Berry dont la période de construction soit connue (troisième quart du XIIé siècle). Elle a de surcroît conservé son état d’origine et présente un caractère typiquement berrichon. Il n’est pour en juger que d’observer la façade occidentale avec division tripartite et glacis décoré de petites arcatures surmontant un portail au tympan nu. Seule la polychromie de la pierre anime cette sobre composition.

Historique :

Datation : 12e siècle ; 15e siècle ; 16e siècle ; 18e siècle ; 20e siècle

Commentaire historique : Attestée comme « église neuve » au troisième quart du 12e siècle, l’église a conservé sa construction primitive. Au 15e siècle, deux chapelles latérales voûtées d’ogives ont été ajoutées dans le prolongement des bras du transept de part et d’autre du choeur, vers l’est. Le pignon ouest et la nef sont rehaussés au 16e siècle. Une sacristie est construite à l’ouest du transept sud en 1745. En 1901, chute de la flèche du clocher, qui sera remplacée en 1955 par un petit toit à 4 pans. 

Les vitraux de Max Ingrand ont été inaugurés en 1960.

Statut juridique : propriété de la commune

Protection : classé Monument Historique  le 11 juillet 1932.

 

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Château de Deffens

En 1543 André Gassot, notaire royal à Bourges achète les terres de Deffens et devient rapidement le principal propriétaire terrien de la paroisse. En 1565, en remerciements d’importants services diplomatiques rendus par son fils, Jacques Gassot, le roi Charles IX érige le domaine de Deffens en seigneurie et autorise « … à construire colombier , faire garenne défensable , fosseys et ponlevys autour de sa dicte maison… » Le logis seigneurial fut transformé à plusieurs reprises mais la grange a conservé son aspect d’origine. La porte charretière est couverte d’un arc en anse de panier qui porte la date 1564. La chapelle a été édifiée en 1644 à l’entrée du parc que la carte de Cassini au XVIII ème siècle signale avec précision.

Château des Bergeries

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Bâtie dans la vallée de l’Airain, cette ferme fut le siège d’un fief ayant haute, moyenne et basse justice, attesté depuis la fin du XIIe siècle, il appartint aux familles les plus illustres du Berry comme les de Gamache. Des anciens bâtiments subsistent la bergerie et cette curieuse construction en bois sur solin de pierres. Unique sur le canton, elle est mentionnée dans des actes des XIIe et XVIIIe siècles « comme prison où étaient enfermés les bestiaux pris en délits ».

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Domaine de Rochefort

L’ancien logis seigneurial amputé de sa tourelle d’escalier, occupe une position stratégique sur une des rares croupes du plateau calcaire. Ce manoir, dont l’histoire est mal connue, peut-être daté du XVe siècle. S’il a perdu son toit d’origine, il a conservé ses fenêtres et ses cheminées.

Le moulin de Docé