Patrimoine Funéraire

Les croix en fonte, qui ornaient les tombes relevées en 2018 dans le cimetière d’Osmery, ont été conservées, restaurées et réimplantées derrière l’ossuaire communal.

Les croix en fonte ont fait leur apparition vers 1840 et leur production s’est arrêtée dans les années 1930 – 1940. La reprise des concessions anciennes a vu leur disparition et leur remplacement par des monuments en pierre. Celles du cimetière d’Osmery peuvent être identifiées comme provenant de la fonderie de Rosières dans le cher. C’est le développement du chemin de fer qui a permis  l’approvisionnement de notre département.

     

Ces croix sont généralement en fonte, matériau fragile et exceptionnellement en fer forgé. D’une hauteur  variant de 40 cm à 1,70 m, elles étaient montées sur un quadrilatère en pierre. 

Elle étaient moulées d’une seule pièce et ornées de nombreux motifs floraux. Le plus courant est le lierre qui symbolise l’attachement et l’éternité. On trouve aussi le lis pour la pureté, les roseaux pour la fragilité de la vie, les roses pour l’amour et encore l’épi de blé qui représente la vie. 

Ces motifs floraux pouvaient être associés à des personnages tels que : 

le Christ représenté la tête droite ou penchée, nue ou couronnée d’épines, le regard orienté vers le ciel ou tourné vers le sol, les bras horizontaux ou en V, les pieds joints ou croisés l’un sur l’autre, appuyés ou non sur un support, le pagne croisé ou noué devant ou sur le côté.

           

La Vierge est représentée avec un voile ou une couronne de fleurs sur la tête. Elle peut aussi tenir l’Enfant Jésus sur un bras. Seule elle a les bras étendus horizontaux ou dirigés vers le bas avec les mains ouvertes. Elle peut également figurer avec les mains jointes sur le coeur.

 

On pouvait trouver d’autres motifs comme les symboles des quatre évangélistes : la tête de lion pour Marc et la tête d’angelot pour Matthieu, la tête d’aigle pour Jean, la tête de taureau pour Luc. 

 

Des anges, souvent par deux debout dos à dos mains jointes ou agenouillés face à face. Parfois un seul ange figurait au pied de la croix priant et tenant la dite croix. On peut aussi trouver aux pointes de la croix des têtes d’angelots ou putti sur une nuée.

         Ces personnages sont rapportés sur la croix par des vis, rivets ou soudure. Des plaques métalliques émaillées, souvent en forme de coeur, rondes ou ovales, sur lesquelles étaient inscrits les noms, prénoms et date de décès du défunt étaient fixées sur la croix. 

Trente quatre croix en fonte ont été répertoriées dans le cimetière d’Osmery.  Huit d’entre elles ont été prélevées sur les tombes relevées en 2018. Ces croix ont été sablées, repeintes et soudées sur une poutrelle en U. Cette poutrelle a été enfouie derrière l’ossuaire communal.

En cliquant sur une des photos du diaporama suivant, vous pourrez l’agrandir,  gérer manuellement le défilement grâce aux  flèches  positionnées de chaque  côté de la photo. 
 

Voici une croix signée et numérotée (n° 64) du célèbre fondeur parisien Ovide Martin.

Détails de l’ouvrage :

On retrouve les têtes d’angelot sur une nuée, au nombre de quatre sur la pointe supérieure et de trois sur les pointes latérales.

    

                   Un ange le bras levé montre du doigt la voie du ciel à une femme agenouillée et en même temps pointe la tombe de l’autre index.

Une femme agenouillée pose des couronnes de fleurs sur la tombe du défunt.

On peut lire la signature d’Ovide Martin et le numéro de la pièce : 64 au bas du socle.

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Une croix en fonte se trouve sur le calvaire dressé derrière le monument aux morts

Un croix en fonte orne le calvaire qui se trouve sur la place de la Liberté en face l’église