Histoire & Patrimoine

Osmery

Département du Cher.
Superficie 2127 hectares (21.27 km2)
Altitude 161 > 199 mètres.
256 habitants .

Les citoyens d’Osmery sont nommés
Ulméraciens et Ulméraciennes.

UMERIACUM est le nom gallo-romain d’origine celtique  d’Osmery.
L’origine du nom provient des Ormes (arbres du genre Ulmus, de la famille des Ulmacées).

Osmery s’appela successivement

ULMERIACO, UMERIACUM (1166), HUMERIACO, HOMERIACUM (1216), OMERIO, l’ORMERAIE, l’ÔMERIE, ÔMERY avant que son accent circonflexe tombe en S.

L’origine gallo-romaine du bourg est confirmée par les nombreuses traces que recèle le sol de la commune : « Chaussée de César » dont le tracé suit exactement les limites communales au sud, aqueduc de Traslay qui alimentait Bourges en eau potable et importants trésors monétaires du premier siècle de notre ère. Tous les sites gallo-romains repérés sont habités à l’époque médiévale, permanence donc de l’habitat qui, bien que dispersé, est plus dense aux abords des trois vallées qui entaillent le plateau calcaire.

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Vue de l’agglomération gallo-romaine

extraite des cahiers d’archéologie & d’histoire du Berry de Jean Holmgren et Alain Leday

 

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Le Bourg est attesté en 1166, il fut le siège d’une préceptorerie de templiers au XIIIe siècle. De sa relative importance passée, il ne reste que peu de vestiges : sur quatre -vingt-onze habitations, dix neuf seulement sont antérieures au XIXe siècle, mais ce village à vocation essentiellement agricole, a néanmoins conservé l’empreinte de son organisation ancienne : ilots rayonnants autour de l’église et séparés par des espaces cultivés. Cette dispersion de l’habitat s’est atténuée au XIXe siècle par la construction, le long des axes routiers, de nombreuses maisons.

Voici quelques photos de La Commanderie située rue des Templiers.

En cliquant sur une des photos des diaporamas suivants, vous pourrez l’agrandir,  gérer manuellement le défilement grâce aux  flèches  positionnées de chaque  côté de la photo. Vous pourrez également lire les commentaires.

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Osmery d’Antan 

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L’église Saint-Julien

Elle est une des rares églises romanes du Berry dont la période de construction soit connue (troisième quart du XIIé siècle). Elle a de surcroît conservé son état d’origine et présente un caractère typiquement berrichon. Il n’est pour en juger que d’observer la façade occidentale avec division tripartite et glacis décoré de petites arcatures surmontant un portail au tympan nu. Seule la polychromie de la pierre anime cette sobre composition.

Historique

Datation : 12e siècle, 15e siècle, 16e siècle, 18e siècle, 20e siècle

Dédiée à Saint Julien, l’église d’Osmery a le rare privilège dans le Cher, de voir son âge authentifié par un document qui la donne pour neuve dans les années 1176 – 1178. D’une allure typiquement berrichonne, elle est construite suivant le plan cruciforme dit : « Bénédictin ». La nef austère aux murs épais couverte de charpente, est plus large que le choeur. Ce dernier est suivi d’une abside semi circulaire. Les bras du transept communiquent avec la nef par deux « passages berrichons », arc en plein cintre percés dans le mur du transept. A la croisé du transept, une tour centrale est voutée d’une coupole octogone montée sur trompes.  Au 15e siècle, deux chapelles latérales voûtées d’ogives ont été ajoutées dans le prolongement des bras du transept de part et d’autre du choeur. Le pignon ouest et la nef sont rehaussés au 16e siècle. Une sacristie est construite à l’ouest du transept sud en 1745. Au-dessus s’élevait une flèche octogone abattue par le cyclone du 30 juin 1901 et qui sera remplacée en 1955 par un petit toit à 4 pans. 

Les vitraux inaugurés en 1960, sont l’oeuvre du maître verrier Max Ingrand auteur de la rosace de la cathédrale de Strasbourg. Le thème iconographique est la personne du Christ, ses mystères, ses miracles, son enseignement.

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Carte de Cassini en couleur (feuilles gravées et aquarellées), issue de l’exemplaire dit de « Marie-Antoinette » du XVIIIe siècle.

P1110376Château de Deffens

En 1543 André Gassot, notaire royal à Bourges achète les terres de Deffens et devient rapidement le principal propriétaire terrien de la paroisse. En 1565, en remerciements d’importants services diplomatiques rendus par son fils, Jacques Gassot, le roi Charles IX érige le domaine de Deffens en seigneurie et autorise « … à construire colombier , faire garenne défensable , fosseys et ponlevys autour de sa dicte maison… » Le logis seigneurial fut transformé à plusieurs reprises mais la grange a conservé son aspect d’origine. La porte charretière est couverte d’un arc en anse de panier qui porte la date 1564. La chapelle a été édifiée en 1644 à l’entrée du parc que la carte de Cassini au XVIII ème siècle signale avec précision.

Château des Bergeries

Château d’Etréchy

Domaine de Jarretin

Bâtie dans la vallée de l’Airain, cette ferme fut le siège d’un fief ayant haute, moyenne et basse justice, attesté depuis la fin du XIIe siècle, il appartint aux familles les plus illustres du Berry comme les de Gamache. Des anciens bâtiments subsistent comme cette curieuse construction en bois sur solin de pierres. Unique sur le canton, elle est mentionnée dans des actes des XIIe et XVIIIe siècles « comme prison où étaient enfermés les bestiaux pris en délits ».

ivr24_88180282xa_pDomaine de Rochefort

L’ancien logis seigneurial amputé de sa tourelle d’escalier, occupe une position stratégique sur une des rares croupes du plateau calcaire. Ce manoir, dont l’histoire est mal connue, peut-être daté du XVe siècle. S’il a perdu son toit d’origine, il a conservé ses fenêtres et ses cheminées.

Le moulin de Docé

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